laignes.gif (1929 octets) Point LAIGNES Point

21330 - Côte-d'Or - Bourgogne - France

Habitants : 910    -     Superficie : 4 002 ha.

Laignes

Chef-lieu de Canton depuis le 18eme siècle. Son nom vient du patois "Lanière" (VIIème siècle) et appartenait à St-Bénigne de Dijon.
On dit à Laignes :
"Beau Clocher - Belles Filles - Belle Fontaine".

La résurgence de la Laigne à un parcours souterrain de plusieurs dizaines de kms.

La résurgence de la Laigne

Au milieu d’une vallée, l’eau jaillit, pure, fraîche et abondante. Laignes se développe là, à l’abri des collines. La pierre y est présente et facile à utiliser. La cité s’organise autour de cette somptueuse résurgence et de l’église qui la domine bientôt. Le bourg se protège et se développe jusqu’au XIXème siècle.

En 1100 Jean de Laignes est seigneur du lieu, puis Milon en 1239 où Laignes est donnée en dot à un seigneur de la maison de Tonnerre. Marguerite de Bourgogne y fait construire un petit hospital vers 1295. La Chapelle de la Maison Dieu (bâtie au 16ème siècle) à la croisée des routes de Tonnerre et Fontaine-les-Seches en rappelle la fondation.

Laignes souleva la colère des habitants de Nicey, qui à l’époque où Milon avait fait fortifier Nicey (XIème siècle), conservaient une rancoeur contre le seigneur de Laignes. Outre les droits et corvées habituelles imposées par les seigneurs, le droit de "jambage" était le plus insupportable. Il ressemblait au droit coutumier du gîte de Crusy, qui contraignait les jeunes époux à effectuer un certain parcours, le soir de leurs noces. Pendant le trajet, le comte pouvait faire enlever la jeune épouse et se comporter maritalement avec elle jusqu’au lever du soleil. Le droit de bourgeoisie leur était interdit pour toujours si les jeunes mariés refusaient de faire le trajet. Le Comte Charles de Husson consentit en 1492, moyennant une faible redevance, à ne pas conserver cette portion "gaie" de ses droits seigneuriaux. La querelle entre Laignes et Nicey s’acheva par une bataille à la porte du chêne (entrée de Laignes en venant de Nicey).

La révolution industrielle et le machinisme transformeront de plus en plus radicalement ce bourg central qui va se marginaliser, perdre sa cohérence, sera défiguré par les entailles agressives des routes devenues trop petites pour les uns, trop larges pour les autres. Les jeunes partent travailler dans les villes. Ceux qui sont encore là s’ennuient. La cité a tout fait pour accueillir l’automobile. C’est l’automobile qui la vide. Les actions ponctuelles d’amélioration ne suffisent pas. Les hommes outillés ont perdu la faculté de voir et de sentir la terre, le bois ou la pierre et l’eau. La déresponsabilisation, la trop grande facilité de construire, de couper, de démolir ou de reconstruire a fait que ce bourg a été abîmé, bousculé...

Pourtant, tout est encore là, la résurgence au milieu du village, l’église classée du XIIème siècle, la rivière "Laigne", les falaises, les belles maisons de pierre de Bourgogne, l’immense lavoir, le café des chiens et sa façade de bois sculpté, l’ancien enclos des fossés ceinturant le village, mais il n’est plus possible à un seul homme, à une seule association de recréer un environnement. Désemparée, la communauté se disloque, s’affronte. Les emplois disparaissent, les maisons se vident et ne trouvent plus d’acquéreur, le village perd ses piétons, la ville triste ne séduit plus. On ne la regarde même plus.

La réorganisation de l’espace urbain, de façon intelligente et cohérente devient essentielle. L’optimisation du potentiel de Laignes n’en est pas si difficile. C’est le rôle des politiques. Ils en sont aujourd’hui la volonté.

Trop grand pour avoir le charme d’un petit village, Laignes a la volonté de se donner les moyens de devenir une petite ville moderne et pimpante. Ses atouts de charme sont les mêmes qu’autrefois. Sa position à la jonction des trois départements (Aube, Côte d’Or, Yonne) devient aujourd’hui un atout renforcé formidable. Laignes se trouve au centre de la région des Plateaux de Bourgogne. La première ville de Bourgogne que l’on rencontre en venant de Champagne doit séduire... pour retenir. Ce jeu de la séduction n’était-il pas déjà l’objectif de Laignes qui veut retrouver ce qui était autrefois sa devise " LAIGNES : Belle Eglise, Belles Filles, Belle Fontaine".

Sur le territoire de la commune de Laignes, on a retrouvé des témoins de l'occupations de ce site de l'âge de la pierre polie à l'époque romaine, très importante pour cette ville située au croisement de la grande voie romaine d'Auxerre à Langres et de la voie d'Alise ( Alésia) à Vertault ( Vertillium). La période mérovingienne livrera un denier (monnaie) qui aurait été frappé à Laignes.
Laignes était entouré de remparts dont il reste aujourd'hui une grosse tour ronde recouverte de laves, sur la route de Tonnerre.
Cette ville dépendra de la champagne jusqu'à la Révolution.

La Naïade

A voir sur la place :

- le café des chiens, rare exemple de l’architecture néogothique.

- La sculpture de la fileuse, au cimetière, tombeau de Marie Husson sculptée par son fils, qui est aussi auteur de La Naïade de la Laigne.

- L’église du XIIème siècle embellie aux XV et XVIème siècle est placée sous le vocable Saint Didier et appartient à l’époque carolingienne.

- La Chapelle de la Maison-Dieu (route de Tonnerre) qui est le dernier témoin d'un hôpital dont la fondation, au XIIIème siècle, est attribuée à Marguerite de Bourgogne.

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Pour tout renseignement complémentaire,
vous pouvez contacter l'Office de Tourisme de Laignes :
Tel : 0 380 816 232   
E-mail :
mairie@laignes.fr

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